Abandonner les mutilations génitales féminines sur FM!

Ouagadougou, 14 novembre – 18 novembre 2011

Otto giornalisti radiofonici burkinabe e altrettanti loro colleghi maliani si sono ritrovati per un corso di cinque giorni, “Abandonner les MGF/E sur FM!”, organizzato da AIDOS e tenutosi al Centre pour le bien-être des femmes di Ouagadougou, in Burkina Faso. A loro si sono aggiunti due giovani del settore 27, il quartiere di Ouaga dove si trova il centro, e due operatori della struttura. Poi c’eravamo noi, due formatori di Audiodoc, Andrea Cocco e Elise Melot. Per una settimana abbiamo scambiato, ascoltato, lavorato, intervistato… Il nostro comune obiettivo: sperimentare e produrre degli audio documentari sulle mutilazioni genitali femminili/escissione (MGF/E) per promuovere l’abbandono della pratica. Divisi in quattro gruppi i partecipanti hanno affrontato altrettante tematiche legate alle MGF/E: la salute, l’esclusione, la tradizione e infine la sessualità. La serie di audio documentari che potete ascoltare sotto sono il frutto di questo lavoro di gruppo. Saranno diffusi sulle onde di numerose radio maliane e burkinabe, in contesti urbani e rurali.
Seize journalistes radio, huit maliens et huit burkinabe, se sont réunis pour participer à un atelier de cinq jours, ? Abandonner les MGF/E sur FM! ?, organisé par AIDOS au Centre pour le bien-être des femmes de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Deux jeunes du quartiers où se trouve le centre, le secteur 27, et deux techniciens de la structure ont également participé à l’atelier. Et puis nous étions aussi là, deux formateurs d’Audiodoc, Andrea Cocco et Elise Melot. Pendant une semaine nous avons échangé, écouté, travaillé, interviewé, monté… Notre objectif commun : expérimenter et produire des documentaires sonores sur les mutilations génitales féminines / excision (MGF/E), qui promeuvent l’abandon de la pratique. Par petits groupes, différentes questions liées aux MGF/E ont été affrontées: la santé, le rejet, la tradition et la religion et la sexualité. La série de documentaires sonores que vous pouvez écouter sur cette page est le fruit de ce travail collectif. Ils seront diffusés sur les ondes de nombreuses radios maliennes et burkinabe, en ville, dans les villages et en brousse.

Femme en Marge
 
Femme en entier
Femme en entier racconta le conseguenze delle mutilazioni genitali femminili sulla salute delle donne, attraverso le testimonianze incrociate di una ginecologa burkinabé, Sita Traore, e di donne maliane e burkinabé che le hanno vissute sulla propria pelle. Tramite queste testimonianze, gli autori del documentario ci fanno entrare nella vita quotidiana e nell’intimità di queste donne: si parla del parto o della ricerca di un fidanzato; delle ferite e anche dei momenti di gioia, quando, grazie alle riparazioni e alla ricostruzione del clitoride, si può provare a guarire e non solo il corpo.
Femme en entier décrit les conséquences des mutilations génitales féminines sur la santé des femmes, à travers les récits entremêlés d’une gynécologue burkinabé, Sita Traore, et de femmes maliennes et burkinabé ayant été excisées. A travers ces témoignages, les auteurs du documentaires nous font entrer dans la vie quotidienne et dans l’intimité de ces femmes qui se confient au micro et parlent de leur accouchement ou de la recherche d’un fiancé, de leurs blessures mais aussi des moments de joie quand, grâce aux réparations et à la reconstruction clitoridienne, il est possible de guérir le corps et l’esprit.

Femmes en marge
In bambara, la lingua più comunemente usata in Mali, per indicare una donna non escissa si usa la parola “bilakoro” e ancora oggi essere apostrofate con questo termine può costituire un’offesa molto grave. Così grave da spingere alcune donne risparmiate dalla pratica a sottoporvisi una volta diventate adulte. Attraverso le testimonianze raccolte, Femmes en marge racconta l’emarginazione che le donne rischiano di subire per il fatto di non essere state sottoposte all’escissione. Insieme a loro ci sono anche le donne che come conseguenza dell’escissione hanno problemi di salute e che per questo motivo rischiano di subire un isolamento ancora più marcato. Gli autori di Femmes en marge ne hanno incontrate alcune al centro Rama di Ouagadougou, casa di accoglienza per le ragazze con fistole ostetriche.
En bambara, la langue la plus parlée du Mali, on utilise le terme ? bilakoro ? pour désigner une femme non excisée. Aujourd’hui encore, être désignée par ce mot constitue une grave offense, au point que certaines jeunes femmes ayant échappé au couteau choisissent de se soumettre à la pratique une fois devenues adultes. A travers de nombreux témoignages, Femmes en marge raconte ainsi la marginalisation subie par les femmes non excisées. Elles ne sont pas les seules, certaines femmes ayant des problèmes de santé dus à l’excision risquent elles aussi d’être complètement mises au ban de la société. Les auteurs de Femmes en marge ont rencontré certaines d’entre elles au centre Rama de Ouagadougou, un centre d’accueil pour femmes ayant des fistules obstétricales.

Au nom d’Allah ou des ancêtres
“Vogliamo che le donne siano escisse. Una donna non escissa è sporca”. Au nom d’Allah ou des ancêtres parte da questa testimonianza, raccolta per le strade di Ouagadougou, per indagare sui moventi che spingono a perpetuare la pratica dell’escissione. Il rispetto di dettami religiosi e la tutela della tradizione sono le giustificazioni più comuni tra i difensori delle mutilazioni genitali femminili. Motivazioni che, come raccontano le voci che si susseguono nel documentario, non hanno fondamenta. Tra le varie testimonianze quelle di una ex exciseuse, di un imam, di uno chef coutumier, e di una donna che si batte per la preservazione della cultura tradizionale.
? Nous voulons que les femmes soient excisées. Une femme non excisée est sale ?. Au nom d’Allah ou des ancêtres commence par ce témoignage recueilli dans les rues de Ouagadougou et explore les raisons qui poussent à perpétuer la pratique de l’excision. Le respect des prescriptions religieuses et la sauvegarde de la tradition sont les justifications les plus souvent avancées par les défenseurs des mutilations génitales féminines. Mais, comme l’affirment les protagonistes du documentaire, ces justifications sont infondées. Au micro des auteurs d’Au nom d’Allah se succèdent une ex-exciseuse, un imam, un chef coutumier et une femme qui se bat pour la sauvegarde des cultures traditionnelles.

La hantise de la nuit
“Sono molto fiera perché dopo 17 anni di matrimonio, grazie alla pazienza di mio marito, ho scoperto cos’è l’orgasmo”. Così racconta una signora burkinabé agli autori di La hantise de la nuit, e prosegue: “un’altra mia amica invece, anche lei eccisa, non ha mai saputo cos’è. Soffriva molto durante i rapporti sessuali con suo marito. Quando la chiamava, lei sapeva cosa la aspettava e cominciava a tremare”. Attraverso le testimonianze di numerose donne di tutte le età, La hantise de la nuit affronta la questione della sessualità e delle mutilazioni genitali femminili. La pratica, raccontano diverse voci, è una forma di controllo del piacere sessuale femminile e tra le varie conseguenze ci sono anche i problemi e le incomprensioni all’interno della coppia.
 ? Aujourd’hui je suis fière de savoir ce qu’est l’orgasme. Après 17 ans de mariage, grâce à la patience de mon mari, j’ai découvert ce que c’était ?, raconte une femme aux auteurs de La hantise de la nuit, ? par contre, une de mes amies, elle aussi excisée, ne l’a jamais découvert. Elle souffrait beaucoup pendant les rapports sexuels avec son mari. Quand il l’appelait, elle savait ce qui l’attendait et elle était terrorisée ?. A travers de nombreux témoignages de femmes de tous les âges, La hantise de la nuit affronte la question de la sexualité et des mutilations génitales féminines. La pratique, d’après différents interlocuteurs, est une forme de contrôle de la sexualité des femmes et peut porter à des incompréhensions et des problèmes au sein du couple.

La troupe Nongtaaba
Questa banda che suona musica tradizionale, composta da 16 donne (dai 20 ai 70 anni) e 2 uomini, tutti residenti nel settore 27 di Ouagadougou (la zona periferica della città dove si trova anche il Centre pour le bien-être des femmes), ha composto due brani per accompagnare gli audio documentari realizzati dai partecipanti al corso. I canti, in moré, invitano ad abbandonare le MGF/E. Il primo brano invece è la canzone che imparavano le ragazze mossi durante il rito dell’escissione. Li potete ascoltare qui per intero.
Ce groupe de musique traditionnelle du plateau central du Burkina Faso est composé de résidents du secteur 27 (le quartier périphérique de Ouagadougou où se trouve également le Centre pour le bien-être des femmes) :16 femmes (ayant de 20 à 70 ans) et 2 hommes. Le groupe a composé deux morceaux pour accompagner les documentaires sonores réalisés par les participants à l’atelier. Les chants, en mooré, invitent à abandonner les MGF/E. Le premier morceau en revanche est la chanson que les jeunes filles mossi apprenaient lors du rite de l’excision. Vous pouvez les écouter ici en entier.

Spunti/extraits/sources d’inspiration
Per due settimane, prima dell’inizio del corso, abbiamo avuto la fortuna di incontrare e intervistare numerose persone in Burkina Faso e Mali. Un percorso che ci ha permesso di addentrarci nella questione delle MGF/E e cominciare a prendere familiarità con l tema. All’inizio del corso, gli estratti delle interviste sono stati ascoltati collettivamente contribuendo a stimolare il dibattito tra i partecipanti. Come le tessere di un puzzle, i pezzi di interviste sono stati poi distribuiti ai 4 gruppi incaricati di produrre ognuno un audiodocumentario. Alcuni gruppi hanno utilizzato queste interviste nei loro lavori, altri no, eccole.
Pendant deux semaines, nous avons eu la chance, nous formateurs, de pouvoir rencontrer et interviewer de nombreuses personnes au Burkina Faso et au Mali, avant que le cours ne commence. Ces rencontres nous ont permis de nous familiariser avec les MGF/E et de nous plonger au c?ur du sujet. Ensuite, au début de l’atelier, nous avons écouter tous ensemble des extraits de ces interviews pour stimuler le débat. Comme les pièces d’un puzzle, ces extraits ont ensuite été remis aux 4 différents groupes. Certains groupes ont décidé d’intégrer ces interviews à leurs documentaires, d’autres non, les voici.

Esclusione/rejet
Fatimata Diallo, Djana, provincia di Koulikoro, Mali
Jeanne d’Arc Sangaré Ballo, centre Djoliba, Bamako, Mali
Mariam Lamizana, Voix des femmes, Ouagadougou, Burkina Faso

Salute/santé
Manichino per sensibilizzazione/ mannequin pour la sensibilisation, centre Djoliba, Bamako, Mali
Mariam Lamizana, Voix des femmes, Ouagadougou, Burkina Faso
Nanthiam Diakite, centre Djoliba, Bamako, Mali
Rokia Sonego, AIDMET, Bamako, Mali
Virginie Kone, centre Djoliba, Bamako, Mali

Sessualità/sexualité
Kadidia Aoudou, AMSOPT, Bamako, Mali
Mariam Lamizana, Voix des femmes, Ouagadougou, Burkina Faso

Tradizione e religione/tradition et religion
Yacouba Diallo, ouléma, Bamako, Mali
Kadidia Aoudou, AMSOPT, Bamako, Mali
Rokia Sonego, AIDMET, Bamako, Mali

Questo corso è stato realizzato grazie al sopporto del UNFPA e del UNICEF.

Ringraziamo Cristiana Scoppa e Silvia Antolino di AIDOS, Andrea Giuseppini e Ana Maria Giordano di Audiodoc, il Centre pour le bien-être des femmes di Ouagadougou, l’associazione AMSOPT di Bamako, tutti colloro che ci hanno regalato del loro tempo e tutti i partecipanti al corso.

Cet atelier a été réalisé grâce au soutien de l’UNFPA et de l’UNICEF.

Nous remercions chaleureusement Cristiana Scoppa et Silvia Antolino d’AIDOS, Andrea Giuseppini et Ana Maria Giordano d’Audiodoc, le Centre pour le bien-être des femmes de Ouagadougou, l’association AMSOPT de Bamako, tous ceux qui nous ont généreusement donné de leur temps et l’ensemble des participants à l’atelier.